Personne ne nous prévient vraiment de ce qu'est la D4. Bien sûr on s'attend à devoir fournir beaucoup de boulot. Mais ce n'est pas le plus difficile.
Le plus difficile dans la D4, c'est qu'après une voire deux années de concours, on pense qu'on a toute la vie devant soi. On a de nouveau une vie sociale, des loisirs, bref, une vie en dehors de médecine. En D4, tout disparaît.
Il ne reste que la D4. Chaque portion de temps éveillé concerne la D4. On mange, on respire et on rêve D4. Haut les mains, on ne rigole plus. Parfois on ne dort plus. L'insouciance, la vie sociale épanouie, la confiance en l'avenir, tout ça est petit à petit englouti par la D4.
On s'est habitué à de nouveau ouvrir nos pétales pour se gorger de soleil, et on nous reprend tout.
Il ne reste que l'obscurité.